rt2018-2020-une-nouvelle-reglementation-respectueuse-de-lenvironnement

 

Depuis plusieurs années, la France impose aux bâtiments une réglementation thermique. Il s’agit d’un dispositif destiné à définir les caractéristiques techniques type d’un bâtiment neuf ou qui subit une rénovation thermique. La dernière réglementation en date est la RT 2012 qui a déjà laissé place à la RT 2018 qui a commencé à être appliquée depuis le 1er janvier 2018. On parle également de la RT2020. Nous vous proposons de découvrir à travers cet article la différence entre les deux.

Mais il est important de souligner que depuis 1974, date de la sortie de la première réglementation thermique, au fil des années elle a considérablement évolué. Au fur et à mesure, les réglementations deviennent de plus en plus exigeantes surtout pour ce qui est de l’économie d’énergie. Nous avons pu remarquer que l’isolation, le respect de l’écologie, les matériaux respectueux de l’environnement et les énergies renouvelables sont de plus en plus sollicités.

Que ce soit pour un bâtiment neuf ou en rénovation, les constructions doivent avoir une attestation qui fait office de preuve, car elle atteste de l’application de la réglementation thermique en vigueur. Dans le cas d’une maison en rénovation énergétique, elle doit répondre, comme toujours, à la réglementation thermique en vigueur. Avant les travaux, un bilan est réalisé pour évaluer réellement les faiblesses du logement. Cette étape permet de faire le choix adapté aux besoins et à trouver les appareils et dispositifs à mettre en place pour économiser de l’énergie.

Le bilan doit être réalisé par un professionnel qui établira ensuite un rapport qui détaille tous les besoins et les améliorations qui devront être faits. Il faut savoir que de 1974 à 2018, la réglementation thermique a subit des modifications, car la technologie évolue et les produits utilisés également.

réglementation rt 2012

RT2018 et RT2020 : les nouvelles réglementations thermiques

En mars 2017, le gouvernement avait annoncé l’amélioration des normes de la RT2012 par la RT2020, mais ensuite le terme RT2018 a fait son apparition :

RT2018

Comme il s’agit d’une amélioration des normes, il est clair qu’en termes d’efficacité, les exigences ont connu des changements. Dans le cadre de cette nouvelle réglementation, le gouvernement a mis en place deux normes, et chacune possède ses niveaux. Pour la RT2018, on parle désormais du concept BEPOS, l’abréviation de Bâtiments à Énergie positive. La norme mise sur une maison qui produit plus d’énergie : il vise une production supérieure à la consommation.

Une des spécificités de la maison BEPOS est qu’elle devra produire de l’énergie plus qu’elle n’en consomme. L’excédent d’énergie renouvelable sera utilisé pour d’autres besoins. Le système énergétique doit permettre une baisse de 20 % de la consommation réglementaire. Toujours moins que celle de la RT 2012. Ce type de bâtiment ne devra pas dépasser une consommation de 12 kWhep/m2/an pour le chauffage. Chaque année la consommation d’énergie dite primaire sera obligatoirement en dessous de 100 kWh par m2.

La maison BEPOS devra solliciter au maximum les sources d’énergie renouvelable. La construction devra ainsi être construite en accord avec ces exigences. Elle devra donc être parfaitement isolée de l’extérieur, réduire au maximum la déperdition de chaleur et produire une bonne performance thermique. Elle implique aussi un comportement moins énergivore des occupants.

Le gouvernement mise sur deux points bien distincts :

  • L’efficacité énergétique

La RT2018 prévoit 4 niveaux en termes d’efficacité énergétique. Les trois premiers niveaux, Énergie 1, 2 et 3 met en place un système qui a pour but d’avoir une efficacité énergétique en se servant des énergies renouvelables. Ce sont les ressources servant à alimenter l’électricité et le chauffage. Le niveau Énergie 4 vise à atteindre une efficacité encore plus élevée, avec un bilan énergétique nul. La production est supérieure à la consommation. Pour les 4 niveaux, un seuil a été fixé et doit être respecté.

  • L’efficacité environnementale

La RT2018 vise une efficacité environnementale. Elle touche particulièrement l’émission de gaz à effet de serre. Deux niveaux ont été instaurés. Le premier mesure le niveau du carbone, appelé Carbone 1. Le niveau 2 qui privilégie un peu plus l’écologie dans le choix des matériaux. Pour l’efficacité environnementale, les niveaux 2 prennent deux types de référence. La première référence est la prise en compte du niveau de gaz à effet de serre, sur une durée moyenne fixée à 50 ans.

La seconde référence la mesure du gaz à effet de serre issue des équipements et des matériaux de construction. La RT2018 prévoit une autoconsommantion grâce aux énergies renouvelables. Les fabricants, ayant déjà anticipé cette nouvelle règlementation thermique, proposent déjà des produits respectueux de l’environnement avec des empreintes écologiques assez faibles, mais qui restent tout de même très performants.

En termes de performance thermique, les matériaux comme la brique, le plancher en hourdis seront de plus en plus sollicités pour leur efficacité thermique. Des vitrages sont dotés de système de chauffage en période de froid et rafraîchissent durant les saisons chaudes.

RT2020

Aujourd’hui, on parle également de la RT2020. Cependant, ces deux termes sont apparus suite à la date d’application de la nouvelle réglementation thermique. En effet, il y a une application en 2 temps. Tout d’abord pour servir de témoin de son efficacité, les bâtiments publics sont les premiers concernés depuis le 1er janvier 2018. La réglementation sera applicable à tous les autres bâtiments, à savoir les maisons individuelles.

réglementation rt 2020

Les changements entrepris par rapport à la RT2012

Les changements sont significatifs entre la RT2012 et la RT2018. La RT2012 a été plus axée vers l’efficacité thermique, l’étanchéité ainsi que l’isolation. La RT2018 s’étend vers la production massive, mais respectueuse de l’environnement, de plus d’énergie. Mais il n’est pas seulement question de gain, car elle prend en compte le mode de fabrication, les matériaux et les équipements. Elle privilégie bien plus le respect de l’environnement.

La RT2018 est plus soucieuse de l’empreinte écologique et prévoit un seuil maximal sur l’émission de gaz à effet de serre du bâtiment, des matériaux et équipements. Cette empreinte est mesurée de la construction jusqu’à la démolition. La différence se situe également au niveau de la dépense énergétique :

  • La RT2012 voit une limitation de 50 kWh/m²/an
  • La RT2018 prévoit une consommation inférieure à la production, en se servant de l’énergie renouvelable. La dépense est nulle ou négative.

Un bonus de 30 % est accordé aux bâtiments qui montrent le bon exemple, respectueux des normes imposées par la nouvelle réglementation. Ce bonus permet d’obtenir l’autorisation d’avoir 30 % de surface constructible en plus.

  • L’énergie positive remplace la basse consommation

Dans la RT2012, il a été surtout question de bâtiment à basse consommation. Elle se focalise un peu plus sur la réduction de la consommation. Elle a permis de faire la transition vers l’autoconsommation et de migrer vers la BEPOS de la RT2018 qui prône l’énergie positive.

  • La consommation d’usage intègre de nouveaux éléments

De nouveaux éléments sont introduits pour ce qui est de la consommation d’usage. Si dans la RT2012, les éléments principaux pris en compte sont le chauffage, la production d’eau chaude, l’éclairage et le refroidissement, la RT2018 en introduit d’avantages. La liste est rallongée avec les appareils électromécaniques et électroménagers.

  • Une consommation plus maîtrisée grâce à une sensibilisation

Les occupants sont engagés dans la RT2018. Pour diminuer la consommation effrénée et réduire le gaspillage, il y a une sensibilisation à réduire la consommation énergétique, visant à changer les comportements. En somme, c’est une suite aux améliorations apportées par la RT2012 que la RT2018 prévoit, en privilégiant l’énergie renouvelable et en ayant une consommation bien maîtrisée.

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